Désir d'enfant, parcours médical, Epilogue
.../...
La blessure est profonde. Le renoncement est lent.
Et le dire n'est pas si facile. Cela touche à l'intime, à notre couple et aussi à qui je suis, en tant que femme qui ne peut pas avoir d'enfant.
Qui ne peut pas FAIRE un enfant... avec l'homme que j'aime et à qui je me suis liée pour la Vie.
Et si je passe, via ce blog, ce long message - surtout destiné « aux femmes de plus de 30 / 32 ans » qui n'auraient pas assez conscience du temps qui passe, de cette fertilité qui décline si vite après, c'est justement pour dire «attention au temps qui passe» et pour vous encourager à la vigilance :
- les médecins ne sont pas tous compétents (cf mon endométriose non diagnostiquée et malheureusement ce n'est pas rare)
- les médecins ne sont pas tous efficaces ou pas sur tous les plans, diagnostic – traitement (inséminations en cabinet et finalement toujours pas de Fiv au bout d'un an)
Il y a aussi des spécialistes formidables, au moins deux dans mon parcours, celui qui m'a opérée de l'endométriose après un diagnostic éclair et celui qui, après un traitement très efficace, a pratiqué la ponction en vue d'une FIV. Il nous a donné notre chance...
Ma conclusion
(personnelle, elle n'engage que moi)
La femme est faite, physiologiquement, pour avoir des enfants entre la fin de la croissance vers 20 ans (fertilité maximale à 15 ans mais plus de risques pour les grossesses jusqu'à 19 ans) et 30/35 ans, idéalement.
Bien sûr certaines femmes sont enceintes - "naturellement" = sans pma, bien après, parfois jusque 45 ans (pour un premier c'est plus rare mais c'est arrivé à l'une de mes amies proches).
Longtemps en France, les femmes ont enfanté entre 15 et 20/25 ans... et c'est encore le cas dans beaucoup de pays supposés ou dits (par les autres) «moins avancés».
Chez nous, les temps changent : nous prolongeons nos études, hésitons à nous engager, cherchons le conjoint «parfait» [nb : il/elle n'existe pas].
Nous voulons profiter de la vie de couple, voyager, ou, pour certain(e)s, faire carrière (professionnelle, artistique, sportive, ...) avant de fonder une famille ...
Mais le corps de la femme n'a pas autant changé : nous vivons plus longtemps et en meilleure santé mais en termes de fertilité, notre temps pour procréer est compté, limité et, contrairement à ce que beaucoup pensent, nous ne sommes pas fertiles tant que durent nos règles, loin de là.
La PMA fait des merveilles, des quasi-miracles, mais nous (médecins compris) ne sommes pas tout-puissants et nous sommes loin d'avoir percé tous les mystères de ce don de la vie, facile, difficile, possible ou pas.
Alors il faut simplement prendre en compte cette réalité biologique à temps...

Commentaires