pma - dernier épisode...

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Après notre mariage, pas de voyage : nous avons un autre projet. Faire un bébé ! C'est notre priorité absolue.
Je contacte notre spécialiste (par écrit / télécopie) pour qu'elle rappelle la Clinique des BM et reprogramme notre FIV. Le  planning de l'équipe de pma est chargé, très – on a déjà perdu deux mois au printemps - et nous craignons que cela ne reporte encore...
Aucune réponse ... 

Lorsque je la revois fin juin  (j'ai un rdv programmé)  elle m'explique que les BM avaient donné un accord « pour une seule tentative de Fiv et sous réserve que vous répondiez bien au traitement » - ce qu'elle ne nous a jamais dit jusque là!
Or je n'ai pas bien répondu : pas de seconde chance. Il n'y a plus FiV ... :-((
En fait, nous apprendrons de l'équipe de PMA qu'elle (l'équipe) est revenue sur son accord initial, estimant qu'à plus de 43 ans,  mes chances sont infimes (ils n'ont aucun cas, 0% de succès) et les risques trop importants (pour moi).
 
Je suis effondrée.
 
Alors ma gynéco me propose une nouvelle insémination à son cabinet lors d'un prochain cycle.  Ce sera la dernière - en juillet 2003 - qui ne donnera rien...
Un an après la toute première stimulation, en fait. Un an sans avoir fait de FIV et alors que nous avions eu l'accord – inespéré – d'une équipe PMA en octobre de l'année précédente.

Fin juillet, faisant ce même constat (pour 130 euros), elle me dira « nous avons pris notre temps ».
C'est une façon de voir : elle a pris son temps et aussi notre  temps. Qui nous a laissé faire une pause de 3 mois alors qu'il y avait extrême urgence ? Nous n'en étions pas conscients, d'où ce message, pour vous alerter !

Mais elle  aurait dû nous le dire, c'est son métier, c'est pour ça qu'on la paye (très cher) !!!
Qui a oublié de nous inscrire au planning de l'équipe PMA ?
Qui, finalement, n'a fait que des inséminations à son cabinet – avec des dépassements d'honoraires  très conséquents (notre 100% ne prend que les tarifs Sécu en compte) – et aucune FIV hors de son cabinet ?
Oui, nous nous sommes posés la question :
le spécialiste a quand même intérêt à faire des inséminations chez lui / elle plutôt qu'à passer les patients directement à la FIV.
Nous espérons  que cela n'est pas rentré en ligne de compte, parce que ce serait franchement moche...
 
Fin juillet 2003, notre désir d'enfant est toujours aussi fort ... Nous ne sommes pas prêts à renoncer. Nous contactons donc les équipes de PMA de toute la région - c'est assez vite fait, il n'y en a pas beaucoup - avec une présentation succincte de notre «cas».
Mais... tout ferme en août.

Certaines ne répondront même pas à notre «appel». D'autres auront la courtoisie (merci) de nous dire NON ou de nous indiquer 'leur' âge limite, chaque fois inférieur au mien, sans surprise.
Une équipe nous contacte pour nous proposer un rdv - sans engagement. Hourra! L'espoir renaît...
 
Au même moment notre pharmacienne me recommande un spécialiste qui lui a donné des petits-enfants (par FIV). Il travaille justement dans cette équipe.
Je prends rdv... pour la réouverture du service de PMA à la rentrée.
 
Septembre : j'ai apporté l'intégralité du dossier qui commence à peser lourd. Lourd aussi sur mon moral en montagnes russes...
Le rdv sera très bref, moins de 5 mn : il regarde deux résultats d'examen, des dosages hormonaux, et m'explique qu'ils indiquent l'âge de mon système reproductif.
Ces résultats datent de janvier et ne sont pas bons.
Il me laisse très peu d'espoirs, me prescrit le même dosage et ne me fait même pas payer. Efficace et honnête, très.
 
Contre toute attente mes résultats de septembre sont meilleurs que ceux de janvier! Espoir à nouveau.
Quand je parle de montagnes russes...
Mais il ne décide pas seul : il doit consulter l'équipe...  qui se réunit deux semaines plus tard.
Pour qu'elles nous paraissent moins longues, nous partons en vacances.
 
A notre retour, notre nouveau spécialiste me prescrit un traitement en vue d'une Fiv avant ... mon anniversaire.
Après une stim qui a très bien marché (du 1er coup, avec un spécialiste qui me connaît à peine) – et un suivi plus facile (moins d'examens) – la ponction a lieu début novembre.
Sous anesthésie locale, le spécialiste ponctionne 5 ovocytes, d'un seul ovaire. Avec les deux, il y en aurait eu le double – l'incompétence de ma toute 1ère gynéco (celle qui ne m'avait même pas prescrit une échographie) joue sur la quantité.
Malheureusement, la qualité n'est pas au rdv non plus : j'étais à peine descendue de la table que déjà la mauvaise nouvelle tombait, leur qualité était «critique» et la FiV n'était pas possible. :-((
 
Voilà. C'était FINI.


Nous sommes allés le plus loin possible. Mais mon horloge biologique a décrété : TROP TARD. Les statistiques étaient «contre nous» et nous ne les avons pas fait mentir.
A regrets.
 
Nous ne saurons jamais si la FIV, pratiquée un an plus tôt, aurait pu réussir.
Sans mes soucis professionnels,  particulièrement inopportuns, j'aurais sans doute multiplié les tentatives, mois après mois, dans des conditions plus «normales» (stress de la pma sans y ajouter les soucis professionnels), de moral meilleur. Pour quel résultat ?
Nous ne le saurons jamais non plus.
 
Après cette ponction et cette nouvelle déception, finale et définitive, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps ... le jour même, le soir, le lendemain, les jours suivants. 
Mon mari ne sait pas pleurer mais je sais que s'il avait pu, s'il avait su... il aurait pleuré aussi.
 
Les mois – nombreux - ont passé, mais c'est un renoncement difficile à faire, qui prend du temps, beaucoup de temps.
Avec le recul qui me permet d'écrire aujourd'hui, l'émotion remonte.
C'est dire si la blessure est profonde.



Article ajouté le 2006-03-08 , consulté 106 fois

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