Où nous ne réalisons pas assez l'urgence
.../... (suite des articles précédents)
Nous faisons donc une pause, c'est-à-dire que je fais un break, sans piqûres, sans examens tous les deux jours...
Nous commencons à imaginer que peut-être, nous n'arriverons pas à faire un bébé...
Et comme nous désirons vraiment des enfants, l'un et l'autre, et que peut-être ce ne sera pas l'un de l'autre ... nous envisageons l'adoption. Je crois que je suis la première à en parler. Et c'est pour moi une preuve d'amour, qui me touche très profondément, que mon compagnon accepte.
En janvier, nous décidons de nous marier ...
Même en faisant «simple», cela demande quelques préparatifs et pas mal d'énergie. A nous deux nous avons beaucoup d'amis, même si tous ne pourront pas venir (certains sont très loin...), un peu de famille. Et nous voulons nous préparer sur un plan spirituel également. Nous voulons un mariage entre proches, où nous pourrons voir chacun, un peu. Nous fêterons en plusieurs fois...
En ce début d'année, nous faisons – je fais - une pause piqûre / examens mais notre désir d'enfant est très présent. C'est d'ailleurs une des difficultés : que cela ne devienne pas 'obsessionnel'...
Comme j'ai aussi des soucis par ailleurs (professionnels), mal venus mais incontournables, je ne peux pas penser uniquement 100% bébé / grossesse.
Nous allons à une réunion d'information pma de la Clinique BM en février : c'est très intéressant.
C'est la première fois que l'on nous explique aussi clairement tout le processus – extraordinaire quand il fonctionne – de la procréation naturelle, tout ce qui peut 'foirer', tant côté féminin que masculin, et empêcher une grossesse. Les couples qui font les enfants facilement ne savent pas, ne réalisent sans doute pas à quel point c'est miraculeux !
Le responsable de service est très clair également sur les chances de succès d'une FIV : il est factuel, avec des données statistiques, et il est très humain.
Portée par nos préparatifs de mariage et malgré ma déprime, je retourne voir notre spécialiste : ce n'est pas au bon moment du cycle et un mois passe encore. Qui plus elle, toujours débordée, elle oublie de nous 'programmer' dans le planning des BM et nous devrons attendre deux mois de plus pour avoir une place pour une FIV. C'est à sa demande que les BM vont nous inscrire, pas à la nôtre – qui ne suffirait pas et c'est bien normal.
Il est en fait grand temps de passer à la Fiv et elle m'y prépare enfin: je commence une 4ème stimulation – totalement différente des précédentes, puisqu'il faut cette fois un maximum d'ovocytes.
La date de notre mariage approche et je flippe : si la FIV a lieu la veille – sous anesthésie générale - dans quel état serai-je lpour dire «oui» ?
Ou bien, selon résultats d'examens, la FIV attendra le lundi ?
Nous sommes prêts à tout pour avoir un bébé, et si la FIV a lieu la veille ou l'avant-veille du mariage, "c'est la vie" !
4 jours avant le mariage, l'écho donne des follicules de 5, 6, 9 et 17 mm : je n'ai pas bien répondu au nouveau traitement. La fiv n'est pas envisageable. :-(
Heureusement que nous sommes portés par l'approche du grand jour, occupés par les préparatifs et - en ce qui me concerne - de plus en plus "impressionnée" par l'engagement que je vais prendre, pour la Vie!
Je mets sous le boisseau cette déception (fiv impossible), ainsi qu'un rêve très fort, un cauchemar, relatif à ma "niassance"... Hum, naissance. Bonjour le lapsus...
Le Dr nous propose de passer à son cabinet le samedi, à 11 heures, pour une insémination. C'est à l'autre bout de la ville et nous avons rdv chez M. le Maire... à 11h15. En fait, elle a tout simplement oublié notre mariage, que nous évoquons pourtant à chaque rdv depuis des mois.
« Qu'à cela ne tienne, faites-le donc vous-mêmes » (le bébé) nous dit-elle gentiment, en plaisantant – elle est débordée, mais pas antipathique. «Eclipsez-vous un moment, vers 14 heures idéalement».
Nous filerons donc à l'anglaise, pendant le vin d'honneur qui suit la cérémonie civile. Cela ne nous arrange pas trop car nous sommes jusque là restés très discrets sur nos démarches de pma... Je n'avais pas envie d'en faire part à ma famille, pour éviter des questions qui n'auraient pas manqué d'émerger régulièrement.
Mais là, nous sommes bien obligés de mettre quelques proches dans la confidence (!), pour qu'ils gèrent notre absence. Et nous partons pour un câlin un peu express... mais mon mari - on a dit "oui" deux bonnes heures plus tôt – assure.
Malheureusement, deux semaines plus tard c'est le nouveau creux de la vague... dans ces montagnes russes qui n'en finissent pas de monter toujours plus haut (cela va finir par marcher !) pour redescendre toujours plus bas (ce n'est pas encore pour cette fois).
Nous y croyons, nous le désirons tellement. La déception est chaque fois plus forte, plus douloureuse.

Commentaires
John le 17/09/2006 à 00:15:39Very nice site!
John le 01/11/2006 à 15:37:04
Very nice site!