pma - les hauts et les bas, montagnes russes...

Je commence une seconde stim(ulation) tandis que nous attendons l'avis de l'équipe de pma.
Les dosages ont doublé. Je commence avec 150 unités puis monterai à 225. Je me fais les piqûres moi-même.
Cette fois – tandis que j'approche de mes 44 ans – nous allons au bout : le déclenchement de l'ovulation nous mène à l'insémination intra-conjugale, la première.
Retour de mes règles et... déception : je ne suis pas enceinte.
 
A mon retour de vacances cette année là,  ma situation professionnelle se dégrade très sensiblement. Je mettrai des mois à comprendre et démêler le méchant sac de noeuds, les manipulations d'un collègue particulièrement habile qui veut mon poste ... et l'obtiendra. Il s'appuiera sur d'autres, qui se révèleront - comme lui - sous leur jour le plus destructeur alors que nous nous entendions bien - ou je le croyais, parce que c'est ce qui m'était donné à voir, et à croire.

Faire (trop) confiance ! La leçon sera très chère à nouveau (c'est moi qui paye, et seule).

Cela lui aura pris du temps (un an au total) mais je renoncerai à mon poste, je lui céderai "ma place"... sans qu'aucune des personnes manipulées - moi comprise - ni nos chefs ne réalisent vraiment, sur le coup, ce qui s'est "joué". Un homme très habile (qui lit Machiavel), manipulateur. Un séducteur aussi, cela va de pair. Qui brasse beaucoup d'air et en ce qui me concerne, c'est un vent mauvais... Mais ce n'est pas le sujet. 

Sinon que cela aura beaucoup interféré... parce que mon quotidien sera vraiment pénible, et que sans l'admettre ni me faire arrêter... je ferai une grosse déprime qui durera plusieurs mois.

Sans doute parce que cela me renvoie à tout un passé familial où il aura été difficile (impossible) de trouver une place qui soit appropriée, la mienne, et de la garder. Où il y a eu beaucoup de manipulation, de "trahisons"...

A cette époque là, je prends presque chaque mois une semaine de congé (sans solde) pour être dans les meilleures conditions possibles pour notre projet de bébé... mais le timing ne peut pas être pire, ces congés ne me servent qu'à "tenir" sans arrêt maladie, à récupérer car je ne dors plus, ou si mal. Je suis très affectée par ces problèmes professionnels. 

Pas de chance, mon conjoint est toujours à des centaines de km et ne peut pas faire grand chose. Le seul fait qu'il soit là, au bout du fil, est un soutien mais ... ce n'est pas un grand bavard, il ne sait pas trop quoi dire. Pas facile...
 
Le mois suivant (novembre) nous recommençons : nouvelle stim.
Entre temps la Clinique des BM a émis un avis favorable et notre dossier est accepté : nous pourrons faire une tentative de FiV. C'est même tout à fait indiqué dans notre cas.  Nous sommes pleins d'espoir !
Ma gynéco a dû insister – en raison de mon âge - et j'en ai été témoin puisque le responsable de l'équipe pma l'a appelée alors que j'étais en consultation chez elle.
Après déclenchement de l'ovulation - follicules de 16, 19 et 24 mm (endomètre 12 mm) - notre gynéco pratique une seconde insémination intra-conjugale.
Mais mes règles reviennent... et la consternation avec.

En plus, elle arrivent toujours avec plusieurs jours de retard, pendant lesquels mes espoirs atteignent des sommets!

Depuis des mois, et pour longtemps encore, j'ai TOUS les symptômes de la femme enceinte, chaque mois différents, chaque mois totalement trompeurs... Tout contribue à me faire croire que ... et NON, chaque retour de ces règles me désespère davantage.

Lorsque j'ai mal au ventre, je ne veux pas croire que c'est parce que le cycle redémarre. Tant que le sang n'a pas coulé, je garde espoir et je ne veux pas croire que non, pas encore cette fois-ci. C'est tout juste si j'admets, lorsqu'il coule, que, non, pas cette fois. C'est du déni de non-grossesse...

Et je les accueille avec une immense déception, mes régles ne sont pas bienvenues, mais avec une certaine ambiguîté : tant que je les ai, il y a de l'espoir, ou du moins, je le crois. A tort.
 
Le mois suivant, pas de trêve des confiseurs... nous engageons la stimulation n°3. Les dosages ont de nouveau augmenté : je commence à 225 unités et monterai à 300.
Fêtes ou pas fêtes, piqûres, examens...

En vain.
 
J'ai la chance de supporter les traitements et dosages croissants, à peu près. Hors nausées et quelques maux de ventre, c'est tenable, physiquement.

Mais côté moral, ce n'est pas le top ! Je «n'en peux plus» de ces traitements, de la pression (je sens bien que l'horloge fait tic-tac), de courir aux examens tous les deux jours.
Je suis de toutes façons en déprime suite à ces difficultés professionnelles, à ces conditions de travail éprouvantes... j'ai besoin d'un break.
Nous demandons à la spécialiste si c'est possible  - par télécopie car elle est difficile à joindre, sa secrétaire idem, et le répondeur n'a même pas d'enregistreur : pouvons-nous faire une pause? ou bien est-ce important d'essayer mois après mois ?

Trop débordée sans doute, elle ne nous répond pas.  Nous demandons un avis médical que nous n'obtenons pas... Silence radio... au lieu de nous dire que chaque mois compte et de nous pousser - et vite - à la FiV !!!  :-( 

Nous aurions dû insister pour avoir l'avis demandé...



Article ajouté le 2006-03-07 , consulté 90 fois

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