De l'endométriose ...

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Avec beaucoup d'efficacité, et in extremis, après plus de 5 heures au bloc, le Dr Jacques MERCIER avait réussi à sauver un de mes ovaires.
La maladie n'avait pas été détectée par ma première gynéco (Mme R-S qui exerçait dans le XIème arrondissement d'une grande ville française) : elle m'avait suivie depuis mes 20 ans et ne m'avait même pas envoyée faire une échographie, l'examen le plus basique de sa spécialité - quelle incompétence grave et lourde de conséquences pour moi et pour mon avenir de femme, de mère. Elle m'avait dit que les douleurs, c'était dans ma tête...

J'aurais dû aller voir, consulter un(e) autre spécialiste!!!     Elle m'avait été recommandée par une bonne copine, qui l'avait d'ailleurs quittée sans me le dire.

Pourquoi ai-je écouté cette femme, sous prétexte qu'elle était médecin? Je me suis fait grand tort en faisant (trop) confiance à une gynéco incompétente, au lieu d'écouter mon corps.

Lui me "hurlait" qu'il y avait un problème! Mais on m'avait élevée "à la dure" : il ne fallait pas s'écouter! Cela avaitun sens très péjoratif.

Ce que font parfois les gyneco... dans un  cas comme celui-là, et ce fut le cas, c'est prescrire la pilule. Inutile de dire que cela cache bien les symptômes, sans soigner la cause.

Vive la médecine occidentale -sic- qui se contente trop souvent "de peu" = soigner les effets sans remonter à la cause.

Il faut dire que pour l'endométriose, la recherche n'est pas très avancée : on n'en connait toujours pas l'origine, les causes... On constate que la maladie touche davantage les jeunes femmes en milieu urbain, plus souvent celles qui font des études ...

Il parait que Marylin Monroe en souffrait et que si elle a pris des "drogues" (?) c'était pour calmer les douleurs - souvent terribles - et pouvoir tourner malgré tout, sous la pression des studios de cinéma pour lesquels chaque journée coûte cher $$$... La réalité est sans doute plus complexe mais il est dommage, en tous cas, que sa notoriété n'ait pas encouragé la recherche dans ce domaine.

Pour en savoir davantage sur la maladie, les constats et traitements, voir entre autres le site http://www.endofrance.org/index.html   avec de nombreuses références, recommandations de sites médicaux, et environ 370 témoignages.

Avant la pilule, je me plaignais de terribles douleurs, de règles chaotiques...
Résultat : 5 heures sur une table d'opération et une ovariectomie.
Une semaine après une nuit effroyable : une nuit, j'ai crû mourir sans pouvoir même atteindre le téléphone au pied du lit... dans des douleurs indescriptibles. Il s'agissait en fait d'une rupture kystique.

Le nouveau gényco consulté dès le lendemain en urgence a mis 30 secondes pour faire ce diagnostic, et 2 mn pour (se) le confirmer - sans me le dire - avec une simple échographie à son cabinet. Et sous prétexte d'une simple coelioscopie, d'un examen... "pour voir", le Dr Jacques Mercier m'a endormie pour de nombreuses heures...

NB : l'endométriose n'empêche pas toujours d'avoir des enfants... Ce n'est pas un facteur facilitant mais des femmes souffrant de cette maladie ont des enfants, j'en connais plusieurs. De même (mais c'est un autre sujet) que je connais des "filles Distilbène" qui ont réussi, après beaucoup de difficultés, à faire des bébés.

Après l'opération, j'ai pris des traitements horriblement chers (Danatrol, de mémoire, qui devait coûter 600 francs par boîte et par mois!) que je ne me faisais pas rembourser, comme le reste de mes frais médicaux... J'y ai laissé des fortunes, par négligence (pourquoi, pour quoi devais-je "payer"?).

Quelques années après cette opération, cinq ans après, j'ai fait une récidive. Mon moral a plongé. Je ne voulais pas repasser sur une table d'opération et perdre ma seule chance d'avoir un jour des enfants. Je pleurais tous les jours et le matin, je faisais le tour du quartier plusieurs fois avant d'arriver au bureau, à peu près "calmée" ou plutôt recomposée.

Cette détresse aurait dû me dire à quel point mon projet de vie passait par les enfants et par la maternité. Je n'ai pas su l'entendre. Je me suis contentée de ma peur, sans écouter ce qu'elle avait à me dire.

Peur qui m'a conduite chez d'autres gynécologues pour éviter une seconde opération, que je redoutais trop. 

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Article ajouté le 2006-03-03 , consulté 184 fois

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