Bel(le)... vous avez du mal à faire des rencontres ?

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- Vous avez du mal à faire 'des' rencontres ?

 

Etes-vous myope ?

Ou bien fermé-e, « barricadé-e » pour ne pas voir tous les possibles ? Quelle(s) blessures anciennes, quelles peurs sont [peut-être] masquées derrière votre apparente myopie?

Quelles barrières avez-vous érigées et quand ? Pour vous protéger de quoi ? Lorsque nous sommes 'protégées' les hommes le sentent, ils ne viennent pas vers nous. 

 

C'est d'ailleurs impressionnant : vous êtes "dans l'ouverture" (sans attentes), vous êtes comme un aimant! Même sans être mannequin ni taille mannequin ni même très jolie. Je suis persuadée - d'expérience - que c'est quelque chose qui "émane" de vous et les hommes le sentent !!!

A contrario, ils perçoivent également très bien les barrières, barricades dont vous vous protégez (peut-être). A moins d'être particulièrement motivé (ie de vous connaître depuis quelques temps, par exemple, et de vous apprécier vraiment), ils ne s'aprocheront pas.

 

Quand je parle de myopie, de "fermeture", c'est au sens propre comme au sens figuré.

Au parc avec une de mes amies, - qui se plaignait de ne pas faire de rencontre(s) - je remarque le regard d'un joggeur, sur mon amie. Je lui demande si elle a remarqué : non, elle n'a rien vu. Je l'aurais parié!

Et parié aussi que seule au parc, elle aurait foncé, l'air pressé, une pancarte "ne pas déranger" sur le front !!!

Je parie avec elle que le joggeur va repasser et nous recroiser très prochainement, bien avant un tour complet du parc. Bingo ! :-)

Ben oui, mais pour rencontrer un homme, il faut croiser son regard.

 

Tôt ou tard. Car elle a fini par croiser son homme sur internet, où il y a aussi de belles histoires ! Voir le livre de Virginie Michelet "Les plus belles histoires d'amour de l'internet" : http://www.virginiemichelet.com/

A mon avis, Virginie, tu vas devoir rédiger un tome II !

Pendant ce temps là, "ça se discute" à la télé, les émissions de radio, sur les dangers des rencontres sur le web. Ben oui, comme partout mais a fortiori cachés par l'écran, il y a de tout partout...

 

Leurs regards ne se sont donc pas croisés tout de suite. il y a eu l'écran. Entre eux. Pas très longtemps.

Cela m'a bien fait rire (je suis ravie pour eux) : elle avait tellement d'a priori sur la façon de rencontrer quelqu'un, certainement pas "un inconnu" (!) ni au parc ni ailleurs. Quelle horreur! Il fallait que des amis le lui présente, sauf que ... elle ne voulait pas "perdre son temps" à  élargir son cercle ... à se faire de nouveaux amis qui lui présenteraient un copain, un voisin, un cousin.

Mais bon, internet et l'un de ces sites très connus ont tout arrangé.

 

Une autre de mes amies, vraiment myope celle-là, me disait ne pas regarder les hommes dans les yeux. J'étais sciée. Ce n'était pas qu'elle leur faisait un regard à la Lauren Bacall - par en dessous, très "étudié". Non, elle regarde d'autres parties de leur anatomie (!) mais ne croise pas leur regard...

Ah bon.

Comment se rencontrer sans se regarder ?

 

Je suis assez sensible aux mains des hommes - entre autres - mais en premier c'est par le regard que cela passe. Je ne sais plus qui a dit qe les yeux sont le reflet de l'âme... mais c'est vrai que la façon de regarder, que les yeux en disent longs. Et je ne crois pas qu'ils puissent tricher. un peu comme la voix... ou l'écriture.

Alors cela ne suffit pas, il se joue bien d'autres choses, mais c'est - à mon sens -  essentiel.

 

Autre question si vous dites, pensez que c'est difficile de faire des rencontres :

Est-ce qu'il n'y a pas trop d'enjeu, d'attentes de votre part dans les premiers échanges? Parfois, la demande (sous-jacente, pas toujours explicite) est telle qu'elle peut impressionner, déranger, décourager…

Demande affective, de réassurance, de protection, de maternité ... ou toutes à la fois!

 

Vous avez une liste de critères sur ce qu'il doit être, aimer, faire… ?

C'est bien pratique pour cocher des cases dans un formulaire, mais pour rencontrer l'Autre, c'est peut-être un peu restrictif. Non?

Ou pire, votre famille a sa petite liste de critères pour vous : une de mes bonnes copines, bien sous tout rapport, n'a toujours pas rencontré "le polytechnicien-de-ses-rêves-ou-plutôt-des-rêves-de- ses-parents"...

Ma dermato a fait son internat en psychiatrie et qui est une originale pleine de finesse et de bon sens; elle dit que ce sont tous (allez, à 90%) des fils-à-leur-maman qui réussissent brillamment pour lui faire plaisir... et restent des fils-à-leur-maman pour toujours, homosexuels refoulés ou non. Je n'en connais aucun. Ouf !

Et là c'est vraiment histoire de dire des méchancetés, ou de consoler ma copine, mais bon, cela vaudrait peut-être une enquête psycho-sociologique ?

 

Revenons aux "critères" , les vôtres de préférence, qui viennent des tripes plutôt que de la tête ... 

Vous vous voyez vivre toute votre vie (ou cotoyer parce que vous aurez des enfants ensemble, pour la vie!) avec "futur médecin", chirurgien, avocat, notaire, ingénieur, informaticien - rayer la mention inutile - parce que ça gagne bien ???

Une de mes copines s'est "enterrée vivante" (je plaisante) avec un futur médecin (depuis le temps il doit l'être!) Plus ennuyeux tu meurs. Elle est devenue d'un triste. Nous l'avons tous perdue de vue... Elle voulait faire une fin. Se caser. Elle s'en cachait à peine. Je me demande s'ils sont encore ensemble.

 

Une autre de mes amies a mis un peu plus de temps mais fini par rencontrer le jeune-cadre-dynamique de ses rêves. Elle a "fait l'impasse" sur l'âge, il est plus jeune qu'elle. Sinon, avec tous ses critères, elle chercherait encore!

 

Avoir quelques valeurs en commun, quelques goûts en commun, cela peut aider (pour durer, quand les sentiments fluctuent - après les deux ans dits de "lune de miel" où l'on ouvre les yeux et découvre un être humain normal, avec des qualités ET des défauts, si, si !)

Mais si votre liste de critères est une forme de protection, creusez... et recherchez l'ouverture!

 

Peut-être avez-vous une idée précise sur la façon dont vous le rencontrerez – ou sur celles qui sont exclues ?

Là encore, autant de moyens d'empêcher la rencontre, de vous en protéger?

Demandez-vous pourquoi ces a priori, et n'oubliez pas que le temps passe…

 

On peut toujours dire que c'est difficile :  en ville, l'anonymat, tout le monde court... Oui, sauf que dans toutes les grandes métropoles, il y a des micro-quartiers avec une vraie vie de village, que si tout le monde n'est pas renfermé sur son MP3, on peut tchatcher dans le bus, dans le métro, n'importe où! Dans la file d'attente du boulanger, ou devant les rangées de petits pois du Nomop' ou de G50... 

A la campagne, la solitude n'est pas moins grande et il y a quand même plus d'efforts à faire pour rencontrer du monde.

L'essentiel est de bouger, de participer à des activités collectives, sportives, associatives, politiques...  de faire quelque chose que l'on aime pour se sentir bien, et la rencontre est la cerise sur le gâteau.

[j'y reviendrai]

En tous cas, c'est sûr que ce n'est pas en restant rivé à son fauteuil devant sa téloche que nous allons rencontrer qui l'homme, qui la femme... avec qui construire. Il faut se bouger !

 

En fait, ce qui nous empêche de nous rencontrer, ce sont surtout nos peurs. 

Et c'est normal, dans une certaine mesure, d'avoir peur. 

Mais ce qui compte c'est de traverser ces peurs, ses peurs.

 

Et si certaines peurs trouvent leurs racines dans le passé, dans l'enfance, parfois, il faut ... aller réparer.

D'où l'intérêt de se poser toutes sortes de questions - à temps - car "un train peut en cacher un autre"!

Et celui de la Vie n'attend pas ...

 

.../... = à suivre

 



Article ajouté le 2006-03-16 , consulté 243 fois

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